Terrain de santé

Pour se maintenir en bonne santé, la notion de terrain est fondamentale. Selon une fameuse phrase de Claude Bernard, célèbre physiologiste français, « le microbe n’est rien, le terrain est tout« . Le terrain se définit par la vitalité et les faiblesses d’un individu, envisagées de façon globale selon une unité psycho-physique, qui font que cet individu va être plus ou moins résistant à la maladie ou va avoir tendance au contraire à développer certains troubles de santé.

Courbe de l'effet sur la santé des apports de vitamines

Courbe de l’effet sur la santé des apports de vitamines

La notion de terrain renvoie à la fameuse citation grecque « un corps sain dans un esprit sain« . C’est une approche de la santé fondamentalement différente celle du combat contre la maladie, ou du microbe à abattre. En effet, on ne devient pas malade du seul fait d’être en contact avec les microbes. Au contraire, un terrain affaibli est une porte ouverte aux maladies. Notre terrain est déterminé pour partie par notre hérédité, mais aussi par notre hygiène de vie, par notre vie émotionnelle et par notre toxémie, c’est-à-dire la quantité et la nature des toxines dans notre organisme.

Selon la médecine traditionnelle chinoise, il est important d’éviter les excès, dans un sens comme dans un autre, c’est la fameuse sagesse asiatique de la « loi du milieu« . Par exemple, si une marche excessive fragilise les tendons, un excès d’inactivité engendre une déficience d’énergie. La production de toxines fait partie du fonctionnement physiologique normal de l’organisme, mais l’excès de toxines est néfaste à la santé.

L’un des déséquilibres les plus pernicieux consiste à créer trop d’acides dans l’organisme, notamment par l’alimentation et par un mode de vie stressant. L’organisme puise alors dans sa réserve de minéraux pour tenter de restaurer l’équilibre, ce qui est nuisible à la santé. Enfin, des stress brusques ou durables nuisent à notre équilibre. Au contraire le fait de se sentir aimé est une des émotions les plus puissantes qui renforce notre défense immunitaire.

Publicités

Les vertus méconnues de l’ortie

L’ortie pique notre curiosité. Bien plus qu’une simple mauvaise herbe, l’ortie a toujours été utilisée pour soulager de nombreux maux.

Ortie

Ortie

Utilisation historique

Dans l’Antiquité, le médecin Grec Dioscoride l’utilisait déjà comme purgatif et purifiant. Réputée pour ses effets contre les rhumatismes, elle était utilisée traditionnellement par les personnes âgées et souvent comme ingrédient culinaire du fait de son goût acidulé, ses propriétés urticantes disparaissant à la cuisson.

Propriétés des orties

Véritable cocktail de minéraux et d’oligo-éléments indispensables à la santé, en particulier en soufre, manganèse et silice, elle possède une action reminéralisante, favorable au bon état articulaire. Elle est diurétique, c’est-à-dire qu’elle active l’élimination par les reins de l’acide urique, ce qui concourt également à soulager l’organisme de ses toxines. Elle entre dans la composition de nombreux compléments alimentaires.

Cueillir et sélectionner soi-même les orties

On utilisera de préférence la grande ortie, appelée aussi ortie dioïque, dressant ses tiges robustes jusqu’à 1 mètre de haut, mais la petite ortie est également intéressante, à condition d’avoir une bonne paire de gant. Bien sûr, récoltez loin de toute source de pollution, telle que la proximité de routes. Pour réussir votre soupe aux orties, choisissez de jeunes plants, et sélectionnez les feuilles terminales, en évitant de trop grandes quantités de tiges, assez fibreuses.

Cuisiner les orties

Dans un grand faitout, faites revenir un gros oignon dans un peu d’huile d’olive, puis ajoutez les feuilles d’orties. Remuez bien puis ajoutez ensuite les pommes de terre coupées en morceaux. Couvrez les légumes d’eau et salez. Laisser cuire 20 minutes. Ajoutez un peu de lait et de crème et passez au mixeur. Servez bien chaud.

En savoir plus : recette aux orties